[Virginie MOUANDA KIBINDE]:Romancière cabindaise…

 AU SOLEIL NOIR DU CABINDA
Virginie MOUANDA KIBINDE 
Editions Transbordeurs, 2004, 176 p. (Roman)

Dans son premier livre, Virginie Mouanda Kibinde met en lumière le devenir depuis la colonisation d’un petit territoire africain côtier, coincé entre le Congo et la République Démocratique du Congo : le Cabinda. Ancienne colonie portugaise, ce petit Etat n’a pas connu de décolonisation, victime d’une richesse enfouie qui cause sa perte : l’or noir.

Dans les années 1960, dans le contexte de la guerre froide et de la toute puissance des compagnies pétrolières, tentant d’obtenir son indépendance, le Cabinda est livré par les Portugais à l’Angola communiste. Commence alors une guerre tragique et terrifiante qui a plongé dans l’exil intérieur près de 90 % de la population qui a trouvé refuge dans la forêt équatoriale du Mayombe. Ce sont les âmes de la forêt. Entre massacres et problèmes écologiques d’une déforestation au Napalm, la résistance s’organise autour du Front de Libération de l’Enclave du Cabinda, le FLEC, guérilla composée de quelques chefs intelligents souvent dépassés par des jeunes chiens de guerre assoiffés de haine.

Entre maquis et camps de réfugiés, le roman retrace le martyre de ce peuple à travers l’histoire du jeune Albino, quarteron, petit-fils du dernier gouverneur portugais du Cabinda. Après une enfance marquée par l’horreur, il part sur les traces de son passé pour construire son avenir. Du Cabinda, à l’Europe où il fait des études de médecine, et au Portugal, Albino apprend l’histoire de son peuple et trouve l’amour auprès de Maria. N’arrivant pas à se faire entendre sur la scène internationale dominée par l’Angola et les intérêts pétroliers, Albino s’enrôle dans la guérilla du FLEC.

Ce roman est efficace et permet, grâce à l’histoire imaginaire d’Albino, de découvrir l’existence de ce petit pays oublié de tous, en dehors de quelques organisations de défense des Droits de l’Homme et des minorités. Virginie Mouanda Kibinde confronte et présente les intérêts géopolitiques à l’œuvre sur ce bout de jungle, pourquoi, comment et dans quel silence le peule du Cabinda a été dépossédé de sa richesse et de son avenir.

Pour poursuivre cette mise en lumière de la situation au Cabinda, Virginie Mouanda Kibinde a été l’invitée, aux côtés de Roland Pourtier (géographe, Université Paris I) du café géopolitique de rentrée au Café des Phares, à la Bastille, le jeudi 14 octobre 2004 de 19 heures à 21 heures.

Elle vient de publier un deuxieme roman « Mémoire d’une colline «  éd. Acoria.

En savoir plus sur ses écrits, contes etc…

 SITE WEB de Virginie MOUANDA KIBINDE

Source  Cafés Geéographiques

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