Bonne Année2012: Cabindalité 2011 in Review
Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blog
Voici un extrait:
La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 23 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 9 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.
CABINDA, le prochain État africain indépendant?
Suite à l’indépendance du Sud Soudan le 09 juillet 2011, Le magazine Jeune Afrique à publié il y a quelques jours un article intitulé : Quel sera le prochain État africain indépendant?
Au banc des candidats potentiels on note la Casamance (Sénégal), le Katanga (RD Congo), le Sahara Occidental (Maroc), le Somaliland et, le plus probable : LE CABINDA. Alors, lisons.
Quel sera le prochain État africain indépendant ?
Le 9 juillet, le Sud-Soudan accédait à l’indépendance et devenait le 193ème État indépendant de la planète. Sa sécession pourrait faire jurisprudence. Quel pourrait-être son successeur ? L’Afrique a ses prétendants.
1. La Casamance. C’est l’un des conflits indépendantistes les plus actuels du continent. Initié en 1982, le combat pour l’émancipation de la Casamance a résisté à deux « cessez-le-feu », le dernier signé le 30 décembre 2004, et à la mort de son leader historique, l’abbé Diamacoune Senghor, le 17 janvier 2007 à Paris. Les combats entre le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) et l’armée régulière sénégalaise continuent de meurtrir cette région du Sud du Sénégal, isolée par la République de Gambie au nord.
Des centaines de personnes sont décédées et des militaires sont régulièrement abattus dans des embuscades, comme récemment en janvier 2011. Si,depuis, Jean-François Marie Biagui, a accepté l’offre de médiation de l’archevêque de Dakar, Théodore Adrien Sarr, les revendications risquent de perdurer. En décembre 2009, l’un des principaux responsables du mouvement déclarait ainsi : « Nous ne sommes pas des rebelles, nous sommes des indépendantistes. Le rebelle est celui qui veut prendre le pouvoir de Wade. Nous n’en voulons pas. Ce que nous voulons, c’est notre indépendance. »
2. Le Katanga. La revendication indépendantiste du Katanga est quant à elle toujours sous-jacente en République Démocratique du Congo. D’autant que la province a brièvement accédé à l’indépendance de 1960 à 1963, sous la présidence de Moïse Tshombe, soutenu par les milieux d’affaires pro-occidentaux. L’enjeu à l’époque : éviter que les immenses ressources minières de la région ne tombent aux mains de Patrice Lumumba, premier Premier ministre de l’indépendance congolaise, qui menaçait de nationaliser les entreprises exploitantes, notamment l’Union minière du Haut Katanga (UMHK), groupe industriel belge.
Progressivement lâché par les ex-puissances coloniales, sous la pression des États-Unis et de l’URSS anticolonialistes, l’État du Katanga s’effondre en 1963 après l’intervention conjointe des forces armées congolaises et des Nations Unies, chargé de rétablir la paix dans la région dès 1961. Cependant les revendications d’indépendance ne semblent pas avoir disparu. Lundi 11 juillet, une attaque aurait eu lieu contre un camp de l’armée congolaise près de Lubumbashi. Or, certaines sources imputent cette action aux rebelles du groupe « Coordination pour le référendum de l’autodétermination du Katanga ». Le groupe armé aurait écrit, dix jours plus tôt, une lettre dans laquelle il réclamait le départ « des occupants du régime congolais ».
3. LE CABINDA. L’État du Cabinda s’est déclaré, unilatéralement, indépendant le 4 février 2011. Ancien «Congo portugais», ce territoire est officiellement rattaché à l’Angola, alors que la République Démocratique du Congo a des vues sur une partie de son territoire. Après l’incorporation « forcée» du Cabinda à l’Angola par le Portugal colonial en 1956, les indépendantistes se regroupent au sein du Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec), fondé en 1961. Hélas, l’Angola, indépendant en 1975 avec le soutien de l’URSS, annexe la région, aidé par le Zaïre, le Congo ou l’Ouganda. Depuis, celle-ci n’est pas sortie de l’instabilité.
Dernier événement en date, qui avait marqué les esprits : l’attaque du bus de l’équipe de football du Togo lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, se déroulant en Angola et donc, en partie, au Cabinda. Les revendications indépendantistes cabindaises avaient alors fait deux morts et huit blessés.
4. Le Sahara Occidental. Le Sahara Occidental a un statut de territoire non autonome à l’ONU. Revendiqué par le Maroc, depuis son indépendance en 1956 et par le Front Polisario qui a proclamé l’indépendance de la République Arabe Saharaouie Démocratique en 1976, au départ des anciens colons espagnols, le territoire est toujours au centre d’un intense combat diplomatique entre le Maroc et l’Algérie, qui soutiendrait en sous-main les indépendantistes.
Après un « cessez-le-feu » de l’ONU en 1991, la région a été accordée à 80% au Maroc, tandis que 20% sont administrés par le Polisario. Cette portion congrue étant soigneusement encadrée par le « mur marocain », long de près de 3 000 kilomètres et défendu par environ 100 000 hommes. Rabat propose aujourd’hui une large autonomie du Sahara occidental avec un gouvernement et un parlement locaux, mais sous la souveraineté de la royauté marocaine. Réponse du leader du Polisario : le statut juridique définitif « ne peut être déterminé que par le peuple sahraoui dans un référendum libre, juste et équitable sur l’autodétermination organisé sous la supervision des Nations Unies ».
5. Le Somaliland. En juillet 2010, le Somaliland, territoire situé au nord de la Somalie dont il a fait sécession en 1991, réussit avec brio sa période d’élections en portant au pouvoir Ahmed Mohamed Silanyo. Dans l’indifférence quasi-générale. Sept ans plus tôt, le pays avait également tenu les premières élections multipartites de son histoire. Sans parler de tradition démocratique ancrée, les rares observateurs internationaux n’ont pas manqué de saluer ces événements.
Fort d’un système mêlant élections démocratiques et traditions claniques, le Somaliland se distingue par une stabilité remarquable pour la région. Il devient même un interlocuteur important, notamment pour la France, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme des Shebab à la frontière somalienne et contre la piraterie du Puntland. Le groupe Bolloré a même décidé d’investir entre 500 et 700 millions d’euros dans le développement et la gestion du port de Berbera, principal plateforme du pays. Intégré politiquement, candidat au développement économique via des fonds étrangers, le Somaliland est donc l’un des candidats les plus sérieux à l’indépendance, qu’il exerce déjà au jour le jour.
Source : Jeuneafrique.com
(illustration): Sculpture de Giacometti Alberto (L’Homme).
‘’Maintenant que les stupidités de l’Angolagate sont finies (…) il faut renouer avec l’Angola et son Président Dos Santos. L’Angola est un pays très important, c’est un grand pays africain, il faut organiser une visite du président angolais à Paris‘’
C’est ainsi que s’est exprimé Nicolas Sarkozy lors du Conseil des Ministres du 04 mai 2011 selon les indiscrétions du Canard enchainé (Édition du 11 mai). L’invitation est semble t-il lancée et les préparatifs en marche selon cette indiscrétion.
L’Angolagate? Une sombre affaire de commissions occultes qui à trouvé son épilogue dans le procès en appel qui a blanchi les principaux accusées: Pierre Falcone et, l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua.
Curieux dénouement selon le Canard Enchainé qui titre: ‘’L’Angolagate met le droit à la porte‘’. Dominique Simonot se demande si cette décision de la cour d’appel de Paris n’a pas été rédigée par les juristes du dictateur angolais, tant il va au delà des espérances de Sarkozy et de l’Angola. Du pain béni.
C’est une décision qui au nom de la raison d’État absout Pierre Falcone et Arcady Gaydamak d’accusation de trafic d’armes. La cour déclare en effet qu’en vendant des tonnes d’armes à l’Angola, un État dont ils étaient les mandataires, les deux hommes accomplissent des actes de ‘’souveraineté nationale. Donc, Théorie de ‘’Mandat d’Etat‘’ habituellement réservée aux chefs d’État, ministres et désormais aux marchands d’armes écrit le Canard…
Si tout va bien, José Edouardo Dos Santos foulera donc le sol français dans les semaines, voir mois à venir. Au regard du calendrier électoral français, cela devrait se faire très vite. De mauvaises langues verraient dans cette visite un remake de celles de Mouammar El Kadhafi ou de Hosni Moubarak, voir de Ben Ali.
Voir Paris et être déchu …
Les velléités du Président Angolais José Edouardo Dos Santos ne sont plus à présenter: plus de 40 ans de pouvoir sans partage, allié fidèle de la Chine et de la Russie, Pays Marxiste Léniniste (Il en existe encore!), Régime de pouvoir sans opposition etc..
Dans la crise post électorale ivoirienne, la présence des hommes de main du Président angolais aux côtés de Laurent Gbagbo à été dénoncé ici et validé par la presse internationale. Et, ce sont les forces françaises qui ont délogé Laurent Gbagbo en dépit de la protection angolaise jusqu’au derniers jours… Des questions, des questions..
Dans le mois qui à suivi, L’affaire de l’Angolagate trouve une issue heureuse pour l’Angola et cette invitation de visiter Paris selon le Canard enchainé. Relation de cause à effet ? N’y voir aucune affirmation, l’on peut décemment se poser la question.
Cette invitation aura peut être lieu. A quelques mois de l’élection présidentielle, le focus serait alors mis sur l’Angola, son régime, les droits de l’homme, le Cabinda etc… Et, vu le destin présidentiel des précédents illustres invités (Ben Ali, Moubarak, Kadhafi etc..), cette invitation à des allures d’une invitation pour le dernier Tango à Paris…
10ème anniversaire de la loi sur l’abolition de l’esclavage, Cérémonie officielle à Paris…
Paris 10 Mai 2011. La France a célébré le 10ème anniversaire de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière, proclamée en 1848. Cérémonie officielle à Paris par le Président de la République Nicolas Sarkozy au jardin du Luxembourg.
"Pas plus que la mémoire humaine ne doit oublier la Shoah, elle ne doit oublier l’esclavage. Parce que l’une et l’autre expriment une leçon universelle", a estimé le chef de l’État français.
Cette initiative est à mettre au crédit de l’ancien Président Jacques Chirac avait fait du 10 mai une journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions en 2006.
Le parlement français avait définitivement adopté la loi faisant de l’esclavage un crime contre l’Humanité le 10 mai 2001 (loi Taubira). Christiane Taubira, rapporteur de la loi à son nom qui a reconnu l’esclavage comme crime contre l’humanité, a participé à Nantes à une autre commémoration.
Nantes est une des principales villes de la traite négrière. Elle a organisé 43% des expéditions négrières françaises, déportant environ 450.000 captifs vers les colonies d’Amérique.
"Cette histoire a existé, elle ne nous écrase pas, elle nous donne de l’empathie pour le monde d’aujourd’hui", a déclaré Christiane Taubira en sortant de l’édifice en béton brut et pierres sèches, tout en longueur, à moitié enterré. "J’admire depuis longtemps ce que fait Nantes dans son face à face" avec son histoire, a ajouté Mme Taubira.
A Paris, Nicolas Sarkozy a déclaré que l’esclavage et la Traite des noirs était le premier des crimes contre l’humanité…
(…), car si nous ne sommes pas responsables des fautes de nos aïeux, nous ne pouvons pas nous exonérer de la responsabilité de celles que nous pourrions commettre en invoquant la terrible excuse des lâches: "nous ne savions pas !"
L’intégrale du discours de Nicolas Sarkozy en pdf>>president-11360
L’information vient de tomber sur le Blogoscripteur, Gbagbo Laurent a été arrêté par les FRCI d’Allasane Ouattara. Il est en de bonnes mains. C’est sur twitter qu’on a lu l’info, après vérification sur fr.news on peut lire:
Juste après cette arrestation qui met fin à plus de quatre mois de tribulations post-électorales, le Président de la Côte d’Ivoire s’est adressé à la population depuis l’hôtel du Golf en direct de la Télévision ivoirienne..
Pour finir, restons à l’Hôtel du Golf pour un happy End (Clip tourné à l’Hôtel du Golf)
Et, les ivoiriens vécurent heureux et eurent beaucoup de paix.
A suivre…
La situation ivoirienne semble s’enliser. Laurent Gbagbo joue les prolongations terré dans son bunker. Suite à l’offensive des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) depuis le 28 mars 2011, l’étau se referme autour du président déchu, battu aux élections présidentielles du 28 novembre 2010 par Mr Allassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire.
La Réédition de l’armée encore aux ordres de Laurent Gbagbo en date du 05 Avril laissait penser que la fin des hostilités était en cours. Prolongations… Pourquoi et surtout comment, et avec qui Laurent Gbagbo tient le siège de la Présidence ? Un assaut a été lancé ce 06 Avril pour l’en déloger, sans succès. Qui sont ces hommes armés encore aux côtés de Laurent Gbagbo ?
L’information circulait sur Twitter sur la Hashtag #civ2010, la confirmation vient du journal lefigaro.fr qui reprend une dépêche de l’AFP : Nous nous rallions totalement derrière l’Union Africaine mais nous pensons aussi que la Côte d’Ivoire devrait créer un gouvernement d’union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement, a déclaré José-Maria Fernandes à une correspondante de l’AFP.
Le 26 décembre déjà, nous publions l’article intitulé Laurent Gbagbo et les ombres angolaises… où nous évoquions déjà l’implication de L’Angola de José Eduardo Do Santos dans le conflit ivoirien. Les prédictions de durée et d’intensification liées à cette participation morale et militaire de l’Angola ne sont plus à démontrer.
Comme nous le soulignons, cette présence comprend des dizaines d’éléments (y compris des anciens de l’Unita de Jonas Savimbi) installés depuis 2005 par le général John Marques Kakumba pour former la garde rapprochée de Laurent Gbagbo. Plus de 300 soldats angolais avaient débarqué mi-décembre au Ghana direction Abidjan. José Eduardo dos Santos, Président angolais, dont les hommes ont été fermement maintenus autour du palais présidentiel à Abidjan malgré la crise, avait également assuré son ami Laurent de la possibilité d’utiliser l’Angola pour contourner un éventuel embargo économique imposé à la Côte d’Ivoire. Cette ingérence angolaise a été confirmé par Afrique Intelligence qui titrait fin 2010 Zedu (Eduardo do Santos) veille sur son petit frère Laurent. Pas sûr que ces troupes angolaises soient repartis à Luanda. Vu la fulgurance des Forces militaires d’Allasane Ouattara vers Abidjan fin mars, il est plausible que ces troupes constituent encore aujourd’hui le dernier bastion dans le Palais présidentiel, voir au cœur du Bunker…
L’Angola de José Eduardo dos Santos avait jusqu’à présent ménagé Laurent Gbagbo, sans jamais aller jusqu’à reconnaître sa victoire à l’élection présidentielle de fin novembre.
Soucieux de ce verrou angolais, Le Président de la Côte d’Ivoire Allassane Ouattara avait dépêché des émissaires à Luanda pour infléchir la position de Zedu José Eduardo Dos Santos. Pour la circonstance, Jean-Marie Kacou, son ministre des Affaires étrangères, et Ahmed Bakayoko du département de la Sécurité, avaient fait le voyage à Luanda pour demander, selon une source diplomatique, l’appui des autorités angolaises en vue de les aider à faire partir le président Laurent Gbagbo du pouvoir. Malheureusement, les émissaires de Ouattara n’ont pas eu les résultats escomptés. S’occuper de l’Angola pour finir avec la crise ivoirienne, telle semble être la solution…
A la question des forces encore en place dans le Palais d’Abidjan, il y a comme une évidence. Les ivoiriens pensent aussi à la présence d’autres mercenaires du Liberia, du Ghana etc… Jusqu’à quand? Game is over..
Lire aussi :
* Laurent Gbagbo et les ombres angolaises… * N’oublions pas José Edouardo Dos Santos *
[Màj] 06 Avril
Laurent Gbagbo joue les prolongations…
Interviewé par Vincent Hervouët à 19h30 sur LCI, Laurent Gbagbo a démenti s’être rendu. «Ouattara n’a pas gagné les élections« , a dit le président sortant. « Je réclame la vérité des urnes ». «Je ne suis pas un kamikaze, j’aime la vie», a aussi dit Gbagbo. «Je ne souhaite pas la mort, ce n’est pas mon objectif, mourir« , a dit le président sortant, confiant être «fatigué« .
Interview dispo ici: interview LCI (exclu)
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20h00: Game Over !!!
Laurent Gbagbo s’est rendu aux forces de l’ONU selon L’agence de presse Reuters. La pression de l’ONU et des forces armées de la Licorne ont eu raison de Laurent Gbagbo.
ABIDJAN (Reuters) – Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo s’est rendu et a demandé la protection des Nations unies, selon un document interne de l’Onu dont Reuters a vu mardi une copie.
"(…) Le président Gbagbo a également fait sa reddition et a demandé la protection de l’Onuci", l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, précise ce document adressé au personnel de l’Onu dans le pays.
Peu auparavant, quatre chars et plusieurs véhicules blindés de transport de troupes de l’armée française, suivis d’un véhicule de la Croix-Rouge arborant un drapeau blanc, avaient franchi les ponts reliant le nord et le sud d’Abidjan, ponts jusqu’alors contrôlés par les fidèles de Gbagbo.
Laurent Gbagbo, qui serait réfugié dans le bunker de sa résidence dans le nord de la ville, négociait les termes de son départ du pouvoir, à la suite de l’offensive menée par les troupes de son rival Alassane Ouattara appuyés par les hélicoptères des Nations unies et de la force française Licorne. (Mark John, Guy Kerivel pour le service français)
15h38: Discussions sur des garanties de sécurité pour Gbagbo et ses proches.
Laurent Gbagbo a engagé des discussions sur un possible départ avec le président de la Mauritanie, a annoncé le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité. Prié de dire si le président sortant de Côte d’Ivoire était prêt à se retirer, Ramtane Lamamra a répondu que c’était ce que le président mauritanien, qui a été en contact personnel avec lui, avait compris. Ce que vous demandez correspond à l’état d’esprit que nous pouvons déduire à présent des discussions entre le président de Mauritanie et Laurent Gbagbo, a-t-il dit. Ces discussions porteraient notamment sur des conditions de sécurité pour le président sortant et ses proches. La Mauritanie exerce la présidence tournante de la Commission pour la paix et la sécurité de l’Union africaine.
15h21: «Nous sommes à deux doigts de convaincre Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir», selon Alain Juppé
Devant l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la France était à deux doigts de convaincre Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir» et qu’il fallait désormais «se projeter sur l’avenir en Côte d’Ivoire.
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07h50
Abidjan, les troupes de l’ONU et de l’armée française en action contre les bastions de Laurent Gbagbo. Les tirs à l’arme lourde viennent de reprendre ce 5 avril au matin à Abidjan.
Ce mardi matin à Abidjan, des tirs à l’arme lourde étaient entendus dans le quartier du Plateau a constaté l’AFP. C’est là que se situe le palais présidentiel. Ces tirs interviennent au deuxième jour d’une offensive des combattants pro-Ouattara contre les derniers bastions de Laurent Gbagbo.
Selon les dernières informations, le camp Gbagbo a installé des tireurs dans les immeubles du Plateau. Ceux-ci ont les deux ponts (De Gaulle et Félix Houphouët-Boigny) dans leur champ de tir. Leur objectif : empêcher les Français de la force Licorne et les Casques bleus de traverser les ponts.
Les hélicoptères de Licorne ont ouvert le feu en appui des opérations de l’Onuci, a dit à Reuters le porte-parole de l’état-major. "Des moyens ont été engagés contre plusieurs objectifs: des armes lourdes dans des casernes et un détachement de véhicules blindés équipés de canons et de lance-roquettes", a-t-il ajouté.
Les hélicoptères de l’ONU ont tiré lundi 4 avril sur les positions de Laurent Gbagbo à Abidjan. Parmi les cibles : le Palais présidentiel et la résidence du Président sortant. Les Nations unies étaient épaulées par l’armée française. Les forces d’Alassane Outtara sont également en mouvement depuis la mi-journée de lundi. L’offensive est lancée en direction des derniers bastions du président sortant.
Nicolas Sarkozy avait autorisé peu de temps auparavant les unités françaises présentes en Côte d’Ivoire à intervenir aux côtés de la force de l’Onu dans le pays (Onuci) pour neutraliser des armes lourdes utilisées contre des populations civiles.
Dans la journée du lundi 04 avril, quatre personnes ont été enlevées. Ce sont deux Français, un Béninois et un Malaisien’, a précisé une source diplomatique, citant des témoins de l’enlèvement. ‘Entre six et sept éléments armés ont fait intrusion dans le Novotel’, situé dans ‘une zone contrôlée par le camp Gbagbo’, dans le quartier d’affaires du centre d’économique de la Côte d’Ivoire (le quartier du Plateau). Selon RFI Dernière info (0h35): Les forces fidèles à Alassane Ouattara ont pris la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a annoncé lundi Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara. Il a dit ignorer si Gbagbo s’y trouvait ou non au moment des faits.
A suivre…
Màj 05 avril (09h45, Twitter)































